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Lâcher prise

 

Il faut que « je lâche prise »…

Cette expression est devenue courante dans les conversations.

Malgré tout, son concept n’est pas si évident à saisir.

Une image très parlante est celle des baïnes, ces courants qui partent de la plage et vous emmènent vers le large. Lorsque le nageur se rend compte qu’il est un peu loin du bord, s’il tente de revenir à contre-courant, il s’épuise sans y parvenir. Alors qu’au contraire, s’il se laisse porter en infléchissant légèrement sa trajectoire, il finit par sortir du courant et peut revenir à la plage.

C’est cela le « lâcher prise »

La trajectoire est moins directe, certes, mais il arrive à destination…

Evidemment cela demande une certaine confiance de se laisser entraîner dans la direction opposée !

 

Le lâcher prise, c’est le contraire du contrôle.

Le contrôle nous donne un sentiment de maîtrise qui souvent est associé à la sécurité. Mais cela est couteux, en énergie,
Les aléas de la vie en général échappent au contrôle.

En luttant contre un événement qu’on ne peut pas contrôler, l’épuisement est proche, un peu comme s’il s’agissait de nager à contre-courant.

En effet, est-ce utile de générer du stress si l’événement ne peut être évité ou s’il s’est déjà produit ?
Le plus « simple » c’est encore de lâcher, de se mettre en retrait. Cela veut dire marquer une pause, intégrer l’événement, le digérer et prendre le temps de voir comment se positionner par rapport à lui.

Lâcher prise, c’est prendre le recul nécessaire à une réflexion posée, entrevoir les différents aspects de la situation et trouver la meilleure posture (action) pour en gérer les effets tout en se préservant.

 

Le contrôle implique des tas de réflexions et de pensées dites « parasites » ou « en boucle » pour tenter d’éviter l’inévitable. On en perd parfois le sommeil, la concentration, on peut aussi rencontrer des troubles alimentaires et d’autres difficultés peuvent également apparaître en fonction de ce qui est vécu.

Cela s’appelle « être dans le mental ».

Pour contrer le mental, il faut se mettre dans son corps, être dans son corps.

Un moyen très simple est de se reconnecter à sa respiration :

Fermez les yeux, mettez-vous, sans la modifier, à l’écoute de votre respiration.
Observez les mouvements naturels, de cette respiration sur votre ventre tentez de suivre le chemin de l’air depuis votre nez…Ne vous laissez pas distraire par vos pensées, ramenez toute votre attention sur votre respiration et uniquement sur elle.
Restez concentré(e) quelques instants sur votre respiration naturelle…
Puis doucement essayer d’allonger les temps d’inspiration et d’expiration, en gonflant votre ventre à chaque inspire et en le dégonflant à chaque expire.

Quelques minutes plus tard, rouvrez les yeux.

Comment vous sentez-vous ? Vous venez de vous mettre dans votre corps.
Avez-vous la sensation d’avoir manqué à vos engagements, à vos tâches ?
Avez-vous la sensation d’avoir renoncé, abandonné ?

Etes-vous différent de tout à l’heure ?

Prendre ces quelques minutes pour écouter votre corps permet à votre cerveau d’optimiser sa créativité et à vous de trouver d’autres chemins pour englober ou contourner ce qui est incontrôlable.

La sophrologie, en passant par le corps et la respiration vous habitue au lâcher prise.
La concentration sur votre corps et son écoute va permettre d’éloigner, de plus en plus souvent et de plus en plus facilement, le contrôle.

En vous éloignant du contrôle, vous gagnerez en réflexion utile et posée, vous trouverez d’autres chemins pour gérer les tensions : vous deviendrez plus efficace tout en agrandissant le champ de vos possibles.

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